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    Thierry Grimonprez, Directeur du développement et de l’animation Bureau Vallée - Interview du 10 octobre 2012

    Nous voulons poursuivre notre expansion tout en conservant nos valeurs : des prix discount, des produits de marque et un esprit durable.

    Les superstores gagnent des positions sur le marché des fournitures de bureaux. Pourquoi ? Et quelle place occupe Bureau Vallée sur ce segment ? Qu’est-ce qui explique votre réussite ?
    Les superstores sont tout simplement les spécialistes sur leur marché. Ils proposent,  tout au long de l’année, de meilleures offres que la grande distribution par exemple. Sur ce créneau, Bureau Vallée, qui existe depuis 22 ans et a été ouvert à la franchise depuis 12 ans, est aujourd’hui le numéro un en France et nous sommes fiers de faire état de progressions bien au-dessus de celles du marché. Les raisons de cette réussite sont multiples : humaines d’abord, avec une attention particulière à l’accueil, au conseil, à l’expertise ; mais aussi géographiques (nous sommes aujourd’hui présents dans toute la France) ; elles sont liées, enfin, à notre politique merchandising. Nous proposons des gammes complètes, avec un grand choix de marques et de premiers prix, toute l’année. Bureau Vallée mise sur des produits qualitatifs et écologiques, avec souvent des prix inférieurs à la grande distribution et à la VPC (c’est ce que signalent par exemple les comparateurs de prix sur les cartouches d’encre et les fournitures scolaires). Par ailleurs tous les produits référencés en magasin sont “éco-classifiés” par un organisme indépendant membre de l’Afnor.

    En douze ans de franchise, Bureau Vallée a ouvert 200 unités. Quels sont vos objectifs à terme ? Jusqu’à quel type de ville y a-t-il un potentiel ? Et comment conserver l’homogénéité d’un réseau qui atteint cette taille ?
    Notre schéma de développement repose, pour la période à venir, sur l’ouverture d’une quarantaine de magasins par an au total, implantés en périphérie et en centre-ville (sur des surfaces plus réduites). Plus de 50 % des nouvelles ouvertures sont aujourd’hui réalisées par des franchisés déjà en activité. Bien sûr une équipe particulière est dédiée à l’expansion du réseau. Notre objectif est d’implanter des points de vente à moins de 30 minutes de nos consommateurs.
    Le fait d’avoir atteint une taille significative, le cap des 200 magasins, nécessite de veiller particulièrement à maintenir l’homogénéité du réseau et des valeurs partagées par tous. Pour y parvenir, des rencontres fréquentes ont lieu pour faciliter la communication entre la centrale et les franchisés : tous les ans, nous organisons ainsi trois salons réunissant nos fournisseurs et nos franchisés, quatre réunions régionales  et un séminaire. En outre une équipe d’animateurs fait le lien sur le terrain. Cela nous permet d’être à l’écoute, de dialoguer et de favoriser le partage d’expériences.
    Par ailleurs, pour accompagner notre expansion, nous nous sommes structurés au fur et à mesure. Depuis février 2012, nous nous sommes dotés d’un nouveau siège social, d’un nouveau magasin pilote et d’un nouveau concept d’implantation, ce qui donne une orientation pour l’avenir de chaque magasin.

    Vous prévoyez également d’accélérer votre expansion à l’international. Sous quelle forme ? Et quels sont vos objectifs (quels pays, quelles perspectives de développement) ? Rencontrez-vous des problèmes d’adaptation du concept à ces marchés locaux ?
    Au-delà de l’Outre-mer, où Bureau Vallée compte déjà 14 points de vente, l’enseigne souhaite accélérer sa présence dans les pays où elle est déjà implantée. En Espagne, où nous avons 3 magasins, nous allons continuer notre expansion. En Belgique (un point de vente a été ouvert à Liège en 2011) et au Luxembourg (une unité est active  depuis 2010), nous apprenons à connaître les spécificités du marché. Dans tous les cas, nos partenaires sont des franchisés directs de l’enseigne. Nous réfléchissons avec eux aux adaptations nécessaires au marché des pays concernés, qui, même s’ils sont voisins de la France et baignent dans la même culture européenne, ont certaines spécificités. Notre principe est : nous n’imposons pas, nous construisons ensemble.

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