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    Les réseaux de franchise sont-ils mieux armés pour surmonter cette crise ?

    Dernière mise à jour le 27 novembre 2020

    « On est plus fort en réseau, martèle Cécile Peskine. On est plus fort à plusieurs et on est forcément plus fort avec une enseigne qui a une notoriété, un concept qui est éprouvé, mais qui peut évidemment être repensé, un savoir-faire et un vrai accompagnement. Derrière, il y a une contrepartie qu’on ne paye pas en étant indépendant isolé, mais je pense que la force du réseau et de l’enseigne a fait ses preuves. Donc c’est un facteur de réussite pour un nouvel entrepreneur de se lancer en franchise plutôt que seul. »

    « Les franchisés apprécient par-dessus tout le partage d’expérience, le fait d’échanger entre pairs : c’est cela l’état d’esprit et la force d’un réseau », estime Florence Soubeyran Elle reste « intimement convaincue que le modèle de la franchise a de très nombreux atouts. Tout comme nous attendons des franchiseurs qu’ils soient agiles, nous attendons que le modèle de la franchise continue d’innover ».

    « L’indépendant a vraiment souffert pendant cette crise de l’isolement qu’il peut ressentir, rapporte Sandrine Lagier. A contrario, faire partie d’un réseau et bénéficier d’un soutien dans ces moments-là me paraît être une vraie force. Cela fait partie du job de la tête de réseau : derrière la redevance, elle doit apporter un service et être présente ! »

    « Quand on est indépendant, seul, sans enseigne et sans soutien, absorber en peu de temps la masse d’informations nécessaire pour redémarrer après le confinement, c’est quasiment impossible, observe Sylvain Bartolomeu. C’est pourquoi la franchise a montré à quel point le modèle était capable de provoquer une accélération par la répartition des tâches entre le franchisé, qui est sur le terrain, et tout le support du siège. Pour faire une analogie avec le sport, c’est comme le coach, le préparateur physique, le diététicien etc. qui sont là pour donner un confort d’exercice à celui qui joue sur le terrain ».

    « Si je devais créer une entreprise, j’irais vers la franchise, c’est évident !, conclut Sylvain Bartolomeu. Mais je n’irais vers n’importe quel franchiseur : j’irais vers ceux qui ont su réagir et assister vraiment leurs franchisés pendant cette phase de crise. »

    Sylvain Bartolomeu, consultant associé, cabinet Franchise Management

    « La franchise est capable de provoquer une accélération par la répartition des tâches entre le franchisé et le siège. »

    Sylvain Bartolomeu, consultant associé chez Franchise Management