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    Reprendre une franchise : une autre voie possible

    Reprendre une franchise : une autre voie possible

    Dernière mise à jour le 28 février 2017

    La reprise d’une franchise peut être une bonne alternative à la création. A condition, toutefois, d’avoir les moyens financiers de ses ambitions, de procéder aux bons diagnostics et d’être bien conseillé.

    L’audit comptable et fiscal reste incontournable

    La reprise d’une franchise reste toutefois une aventure entrepreneuriale avec ses possibles aléas. “Je pense que la reprise comporte un certain nombre de risques, tempère Hervé Gorge. L’un des plus importants est une baisse de l’activité au début de l’exploitation. Par ailleurs, une équipe et des méthodes sont déjà en place et, a priori, on ne les connaît pas“.

    Audit comptable et fiscalL’une des clés pour limiter et circonscrire ces risques inhérents à la reprise est de réaliser un certain nombre de diagnostics. L’audit comptable et fiscal reste incontournable. A partir du moment où l’entreprise compte une dizaine de salariés, un audit social est recommandé.  Il permettra, notamment, au repreneur de comprendre le niveau des avantages accordés aux salariés, de s’assurer que ces avantages font l’objet de provisions dans les comptes, de vérifier l’existence éventuelle de litiges prud’homaux ou encore la bonne application des conventions collectives.

    Les diagnostics permettront, par ailleurs, d’analyser le portefeuille clients, les délais de paiement, l’état du marché et de la concurrence. Le repreneur potentiel devra aussi se poser d’autres questions : “Est-ce que le cédant est bien à jour de toutes ses obligations contractuelles ? Est-ce qu’il a bien payé tout ce qu’il doit au franchiseur ? Est-ce que les normes du réseau sont bien respectées ? En cas de non-respect, quel va être l’investissement nécessaire pour se mettre aux nouvelles normes ?” “Il faut aussi s’assurer que le franchiseur ne va pas changer de concept à court terme, ce qui nécessiterait un nouvel investissement“, ajoute Pascale Pécot, consultante chez Adventi Franchise. Notons que pour le rachat d’une entreprise sous enseigne de taille modeste, l’ensemble de ces audits ne se justifiera pas forcément.

    Pour la réalisation de ces audits comme pour l’établissement des documents juridiques (lettre d’intention, protocole d’accord, etc.), le futur franchisé doit s’entourer de professionnels du droit et du chiffre. L’expert-comptable donnera notamment un avis sur la sincérité des comptes et fournira une évaluation de la cible. L’assistance d’un avocat est également déterminante, car ces opérations sont juridiquement complexes, comme la garantie d’actif et de passif. “Concernant le passif, il y a celui qui est déclaré et celui qui n’est pas encore révélé. Donc il est important de négocier une garantie d’actif et de passif adéquate, le cas échéant avec une contre-garantie. Ce type de document ne peut être rédigé sans l’assistance d’un professionnel”, assure Jean-Baptiste Gouache, avocat. Les conseils auront également un rôle de facilitateur et de modérateur dans l’hypothèse où les négociations deviennent quelque peu difficiles et tendues.