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      13 min

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      Kevin Fischer, Directeur Développement Franchise du réseau d’achat-vente de produits de seconde main Easy Cash nous parle de son actualité et du lancement du nouveau concept everso.

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      Transcription du podcast

      Kevin Fischer, bonjour, vous êtes dirigeant d’une franchise du réseau de vente de produits de seconde main Easy Cash. Tout d’abord, merci d’avoir accepté l’invitation de Franchise Magazine.

      Merci à vous.

      Ma première question est la suivante quel est l’impact de la crise sanitaire et de ce troisième confinement sur l’activité du réseau Easy Cash?

      L’impact de la crise sanitaire dans un premier temps, il est évidemment opérationnel. Il est d’agir comme on l’a fait pour les premiers et le deuxième confinement, c’est-à-dire de s’organiser au regard des mesures qui sont prises sur la fermeture des magasins, sur l’organisation du click and collect. La prise de rendez vous ou le traitement des collaborateurs en chômage partiel. Donc, tout ça est une organisation que chaque magasin aujourd’hui, je dirais presque malheureusement, commence à maîtriser.

      Ça c’est un impact qui est direct et qui est opérationnel. Et puis, si on prend un peu de hauteur, je reste quand même tendance à être un peu plus optimiste en considérant que la crise sanitaire aujourd’hui, engendre un changement de mentalité. En tout cas, on peut l’espérer, je l’espère. Un changement de mentalité qui tend vers une vie un peu plus responsable en termes de consommation et qui risque de nous porter encore plus avant sur le devant de la scène au niveau du métier de l’occasion, notamment.

      Avez-vous remarqué des changements dans les habitudes de consommation de vos clients?

      Oui, il y a des changements d’habitudes de consommation. Alors pas forcément sur la notion de crise sanitaire. Je ne vais pas forcément évoquer la notion de port du masque, de déplacement en magasin ou plutôt de consommation Internet. Ça aujourd’hui, je pense que tous les acteurs du métier du retail constatent que de nouveaux comportements s’installent, que le digital prend une part conséquente liée à cette période un petit peu de confinement où le distanciel ajoute des nouveaux modes de consommation, des nouveaux canaux, je parlais du click and collect tout à l’heure, la prise de rendez-vous en amont, la surveillance, éventuellement, des horaires d’affluence.

      Et puis, donc tout ça, finalement, s’intègre dans le digital. Mais au-delà de ça, le changement de comportement, il est vraiment sur une vague de fond où on ressent que le consommateur va chercher à consommer de manière plus intelligente, de manière plus responsable, de manière un peu plus raisonnée dans son comportement, sans pour autant revoir complètement son mode de vie. On n’en est pas là, mais je dirais qu’il va prendre en compte de nouveaux paramètres dus à cette réflexion, peut être lors du confinement, comme on peut le connaître sur l’immobilier, ou on voit que là aussi, ça fait rebattre quelques cartes.

      Pour certains qui envisagent la vie d’après un peu différemment, donc, il n’y a pas une cassure, non plus, fondamentale, mais pour autant, il y a une prise de conscience qui se fait qui était déjà bien présente dans les nouvelles générations, qui s’installe sur la globalité de la population. On voit un essor pour notre marché aujourd’hui qui est conséquent.

      Quelles mesures spécifiques avez vous prises pour accompagner vos franchisés dans ce contexte?

      Des mesures spécifiques, tout d’abord, c’est l’information. On remarque qu’il est assez complexe aujourd’hui pour un indépendant, pour un entrepreneur, quel qu’il soit, de comprendre les règles qui sont appliquées, qu’elles soient sanitaires, qu’elles soient en termes de droit aux différentes aides, de traitement des collaborateurs. Aujourd’hui, un entrepreneur, chez-nous, c’est un commerçant, c’est quelqu’un qui est sur le terrain et qui vit pour ses clients et ses équipes. Et notre rôle en tant que franchiseur, c’est d’aller chercher les informations dans un nuage parfois un peu compliqué, d’infos, de contre-infos ou changement d’infos. Parce que, selon les confinements, parfois, les règles changent. Donc, on va informer nos franchisés de manière homogène en leur indiquant les process à mettre en place, des actions à faire et le déroulé de la chose. On va s’assurer, évidemment, que chacun respecte bien ce qui doit être fait. Donc ça c’est l’aspect, je dirais vraiment organisationnelle. Et puis, l’accompagnement qui suit, c’est la mise en place des solutions d’adaptation pendant une période de confinement qui vont quand même permettre de générer une activité ou de maintenir peut être une activité.

      Là, ça va être selon les cas, puisque chaque franchisé peut avoir une perception de son marché en période de confinement différente. Donc là, il y a parfois des avis qui peuvent diverger. Mais notre rôle, ça va être d’apporter ces solutions, de la prise de rendez-vous, du click and collect, de la gestion au Web et tout cela par des outils qui seront mise en place par le franchiseur. Donc, des outils que le client peut utiliser et qui sont pour certains, déjà existant depuis longue date.

      On n’a pas lancé le digital, évidemment, en 2020, mais pour autant, il y a de nouveaux outils qui sont arrivés, qui se sont perfectionnés, qui ont pu être testés et améliorés parce que, justement, de plus en plus de clients les utilisent.

      Où en est le développement de votre réseau en ce début d’année 2021? Et quels sont vos objectifs d’ici la fin de l’année?

      Alors, le développement du réseau va bien. C’est pour ça que j’évoquais en préambule un certain optimisme. C’est que autant le consommateur, je pense, une fois sorti de cette crise, terrible risque de repartir avec une certaine envie de vivre sur tous ces aspects et donc de consommer. Et ce raisonnement, on l’a aussi sur l’entrepreneuriat, c’est-à-dire qu’aujourd’hui, on est fortement sollicité par des porteurs de projets, par des entrepreneurs qui cherchent justement à s’intégrer dans ce modèle-là. Donc, le développement va bien.

      Il a pris un peu de retard sur l’année 2020, parce que évidemment de manière purement opérationnel, il a été compliqué parfois de finir des travaux ou de finaliser quelques process. Mais on va avoir une année 2021, où on va ouvrir une quinzaine de magasins. Donc on est au-dessus de notre moyenne. On a lancé un nouveau concept qui s’appelle Ever So, qui vise là aussi à passer encore un cap dans notre position de leader sur le marché de l’occasion et nos perspectives donc, que vous évoquiez, sur du court ou moyen terme, c’est je dirais, de véritablement s’installer comme un acteur professionnel, un acteur qualitatif et premium de ce métier de l’occasion qui, pour nous, a vraiment un très, très bel avenir devant lui.

      Est ce que vous pouvez nous en dire plus sur votre nouveau concept, Ever So? Quel est son positionnement sur le marché?

      Le concept Ever So, c’est tout d’abord, je dirais, une enseigne qui est née d’une réflexion simple. Aujourd’hui, les centres villes sont un marché qui est complètement différent du marché de périphérie et notre volonté, s’était de véritablement créer un concept à partir d’une page blanche et non pas, je dirais, d’extraire d’un concept de périphérie, un modèle qui serait peut-être plus petit ou compressé, pour entrer dans un centre-ville. On a pris les choses véritablement d’une page blanche en se disant qu’est ce que le consommateur aujourd’hui cherche dans un environnement urbain sur le métier de l’occasion. Ce qu’il cherche aujourd’hui, c’est la qualité, donc une notion de gamme qui va plus vers du moyen-haut de gamme, un côté un peu premium, sans pour autant être dans l’élitisme. On est sur une gamme qui est un peu plus qualitative en termes de produits et tout cela s’accompagne avec des codes qui existent déjà, et qui sont renforcés, c’est-à-dire la notion de service, la notion d’accompagnement, les notions de présence humaine en magasin.

      Mais on met un point d’honneur à avoir du personnel en magasin qui va venir conseiller, rassurer, expliquer. On considère aujourd’hui que la facteur clé de réussite de notre métier, c’est le commerce et donc l’humain qui va être présent en magasin, pour vraiment chaque client et chaque service client.

      Quels sont les critères pour devenir franchisé Easy Cash?

      Pour devenir franchisé Easy Cash, on va dire qu’il y a trois paramètres, le paramètre humain, premier facteur clé de succès. J’évoquais le paramètre financier, puis paramètre géographique. Humainement, on va rechercher des profils qui vont avoir ce tempérament de commerçant, ce tempérament de personnes de terrain, de managers de proximité, puisqu’on est sur des petites équipes d’une dizaine de personnes, où il vous faut avoir ce charisme et ce leadership pour entraîner une équipe au quotidien. Véritablement, c’est l’aspect principal, un commerçant manager de terrain.

      Cela étant dit, on n’a pas de bagage spécifique. On n’a pas de diplôme spécifique, on n’a pas d’âge spécifique dans les profils qu’on va trouver. On a rentré récemment un profil, qui a 24 ans à peine et qui colle à ce que je viens de vous décrire là, en tout cas on l’espère et on l’accompagne dans ce point là. Au niveau financier, habituellement, on est sur des profils qui ont entre 100 et 150.000 euros d’apport personnel. Pour autant, on a la capacité aujourd’hui, avec de nombreux partenaires financiers notamment, de démarrer parfois des projets avec 50 000 euros d’apport dans certains cas géographiques, avec certaines aides de région ou autres.

      Donc, on commence à regarder des projets aujourd’hui avec un apport à hauteur de 50.000 euros, même si on sait que c’est la fourchette vraiment basse. Et en termes de géographie, on va s’implanter sur toutes zones au-delà de 30 000- 40.000 habitants. Evidemment, là où les magasins ne sont pas encore positionnés, donc, on a encore aujourd’hui de belles métropoles à couvrir et des projets de centre-ville aussi que j’évoquais tout à l’heure, qui peuvent être aussi couverts, notamment en Ile-de-France, région Parisienne, où on a un petit déficit de densité et de maillage par rapport au reste.

      Quel conseil, vous pourriez donner aux porteurs de projet qui envisagent de se lancer sur le marché de l’occasion.

      Les conseils, je pense qu’aujourd’hui, l’essentiel, c’est d’avoir une relation de confiance. Beaucoup, parfois, vont regarder ou choisir une enseigne, peut-être selon les chiffres, selon une analyse très comptable de la chose. Moi, j’ai le sentiment aujourd’hui que ceux qui réussissent dans notre métier, ou même plus largement dans un métier, celui qui réussi, c’est celui qui, d’abord, se sent finalement à sa place. Donc, faire un choix qui est un choix plutôt d’affect, plus que peut être un choix très théorique et chiffré, me paraît être un choix d’avenir dans le sens où, quand on a un métier qui nous plaît, alors évidemment, il faut valider certains paramètres, bien entendu, mais de réussite. Mais aujourd’hui, le métier de l’ occasion, comme beaucoup d’autres, je le disais, est un métier qui est en pleine explosion, l’avenir est plutôt optimiste. Pour autant, ce n’est pas un métier qu’il faut appréhender, si on n’a pas le plaisir de travailler ce métier-là. De la même manière que vous n’avez pas un restaurant sous prétexte que le marché, tel ou tel produit de restauration explose à un moment donné. Il faut avoir une certaine appétence et j’irai peut-être même jusqu’à dire une certaine passion pour pratiquer ce métier-là.

      Parce qu’encore une fois, on est sur un métier de commerçant et pas un métier de gestionnaire. Et quand on est commerçant, on est au contact en permanence de la clientèle, des produits de ses équipes, donc, autrement dit, en contact en permanence avec son métier. On a des difficultés à s’écarter, à prendre de la hauteur. Ce n’est pas dans nos métiers qu’on va pouvoir le faire. Donc, forcément, la notion d’appétence est importante, donc premier point à mon sens à véritablement vérifier.

      Kévin Fischer, je vous remercie. Je rappelle que vous êtes directeur développement franchise du réseau d’achat, vente de produits de seconde main. Easy Cash et que votre actualité est à retrouver, notamment sur les sites Franchise Magazine et AC Franchise.

      Merci à vous et à très bientôt, je l’espère.

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