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    Franchise : la Fédération réfléchit à un amendement à la loi LME - Brève du 20 mai 2008

    À l’heure où plusieurs fédérations du commerce (la Fédération du commerce associé, la Fédération nationale des centres-villes, La fédération Procos) prennent position sur la loi de modernisation de l’économie et se préparent activement au débat parlementaire qui va s’ouvrir le 27 mai, les dirigeants de la Fédération française de la franchise se font plutôt discrets sur le sujet. 
    Ils s’en expliquent au détour d’une longue interview publiée dans les colonnes de Franchise Magazine (en kiosque dès aujourd’hui), au cours de laquelle le nouveau président de la Fédération, Guy Gras, et la déléguée générale, Chantal Zimmer (photo) font le point sur la croissance et les perspectives de la franchise, les objectifs de la Fédération ou encore les récentes décisions de justice concernant les réseaux (internet, clauses de non-concurrence, etc.)
    Qu’attend la FFF de la future loi ? Quel est son avis sur le relèvement prévu du seuil d’autorisation des grandes surfaces (de 300 à 1 000 m²) ? “Nous ne sommes pas une fédération professionnelle, répond Guy Gras (par ailleurs directeur juridique du groupe Yves Rocher), nous ne représentons ni les petits ni les grands commerçants. Nous sommes la Fédération de la franchise. Ceci étant, nous ne pouvons qu’être favorables à toute mesure qui favoriserait l’économie.”
    “Aucune mesure de ce texte ne concerne spécifiquement la franchise
    . Nous n’avons donc pas à prendre position, complète Chantal Zimmer. La loi porte sur le commerce en général et d’autres instances que la nôtre existent pour le représenter. Nous sommes très respectueux des prérogatives de chaque fédération (et nous en attendons autant d’elles d’ailleurs). Nous pouvons appuyer leur démarche, ou non. Mais ce n’est pas à nous à “monter en première ligne”.
    La Fédération “réfléchit” toutefois à un amendement en faveur de la franchise. “Afin de permettre aux futurs franchisés de bénéficier de l’Accre (aide aux créateurs d’entreprise), ce qui n’est pas la pratique générale aujourd’hui. Ce serait l’occasion de faire entériner cette mesure de bon sens par les pouvoirs publics une fois pour toutes”, affirme Guy Gras.