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    Immobilier spécialisé : une diversification qui s’intensifie

    Sur les marchés de l’immobilier commercial et d’entreprise, certaines enseignes reconnues dans la transaction classique ont créé des réseaux spécialisés. Qui font aussi appel à la franchise pour couvrir le territoire.

    On ne peut pas dire que le marché des transactions de fonds de commerces, droits au bail et immobilier commercial soit propice à l’expansion pour les réseaux du commerce indépendant organisé. Le 25e cabinet franchisé à l’enseigne Guy Hoquet Entreprises et Commerces, créée en octobre en 2002 par le groupe Guy Hoquet, n’a ainsi ouvert ses portes qu’en septembre 2007. Tandis que Century 21 Entreprise et Commerce regroupait 60 agences début 2008, soit près de 7 ans après l’introduction des métiers de l’immobilier commercial et d’entreprise chez Century 21 France.Pourtant, les responsables de ces chaînes croient au potentiel du marché. Même si la nature de l’activité fait que le nombre d’agences envisageable à terme sera plus réduit qu’en matière d’habitation. “Notre objectif est de regrouper 70 cabinets à fin 2008, annonce ainsi Emmanuel Poncet, responsable du réseau Guy Hoquet Entreprises et Commerces. C’est le nombre qu’il faut pour couvrir le territoire et répondre à la demande dans tous les secteurs géographiques et d’activité.” Un cabinet ne sera en effet viable que s’il peut réaliser “50 transactions annuelles en année n+3, ce qui dépend du nombre d’entreprises sur sa zone d’implantation”.L’enseigne entend désormais se positionner sur la transmission de PME. “Notre premier métier reste le commerce de proximité : c’est ce qui fait qu’un cabinet est viable économiquement, nuance Emmanuel Poncet. Mais le marché de la transmission est exponentiel : 800 000 chefs d’entreprise partiront à la retraite dans les 8 ans, donc 100 000 entreprises par an seront “cédables”.

    Century 21 Entreprise et Commerce reste davantage ancré sur la transaction de commerces : “Nous travaillons un peu l’immobilier d’entreprise et nous évoluerons nécessairement vers la transmission de PME-PMI, mais les fonds de commerce et les locaux commerciaux restent notre cœur de cible”, souligne son directeur général, Charles Marinakis. Qui prévoit d’accueillir 12 à 15 agences de plus en 2008 et espère en regrouper 80 à 90 à terme. “Nous n’irons pas au-delà, car il est nécessaire de prévoir, en matière de commerces, une zone d’implantation plus étendue qu’en matière d’habitation”.

    Century 21 Entreprise et Commerce a réalisé un volume d’affaires d’environ 280 millions d’euros en 2007 : “Ce n’est pas mal par rapport à la taille du marché, souligne Charles Marinakis. Les fonds de commerce ne représentent que 50 000 ventes par an, contre 660 000 pour les logements. C’est un petit marché qui bénéfice d’une conjoncture extrêmement favorable et qui se structure.”

    Les franchisés Century 21 Entreprise et Commerce étaient soit des franchisés Century 21 dans l’habitation, soit des indépendants, soit des créateurs ex nihilo. “Nous restons ouvert aux trois solutions, explique Charles Marinakis. Les créateurs doivent avoir des prédispositions pour ce métier de par leur parcours personnel et professionnel. Une reconversion pure et dure serait extrêmement périlleuse.”

    Également composé en partie de franchisés Guy Hoquet et d’indépendants ayant rejoint l’enseigne, Guy Hoquet Entreprises et Commerces affiche des critères de recrutement plus classiques : “Le profil n’est pas très différent de celui des franchisés Guy Hoquet l’Immobilier, estime Emmanuel Poncet. Le démarrage n’est pas plus difficile qu’en immobilier d’habitation, et la rentabilité de l’activité est complètement comparable à la transaction classique.”

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