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    Devenir franchisé d’un réseau succursaliste ?

    Devenir franchisé d’un réseau succursaliste ?

    Dernière mise à jour le 1 mars 2017

    De plus en plus de réseaux succursalistes s’ouvrent à la franchise. Beaucoup réussissent leur lancement. Mais pas tous. Quelles précautions les franchisés doivent-ils prendre avant de les rejoindre ?

    Causes d'échec et de succès

    De grands réseaux, et pas des moindres, ont, eux, carrément échoué en franchise. Comme récemment Foncia. Ouvert à la formule en 2006, alors qu’il comptait 500 succursales, le grand réseau de syndics et administrateurs de biens a fédéré rapidement 130 franchisés (en 2008). Pourtant, aujourd’hui, il n’en compterait pas même une vingtaine, ne recrute plus de partenaires sur son site Internet et refuse de s’exprimer sur le sujet.

    Entre-temps, il y a eu l’arrivée de deux fonds d’investissement à la tête du groupe en 2010 et le clash de 2013, suite à l’annonce par Fonciaà 43 de ses 87 franchisés d’alors – que leur contrat ne serait pas renouvelé une fois parvenu à son terme. L’enseigne envisageant d’implanter des succursales à la place des agences franchisées concernées. La révolte qui a suivi et les procédures judiciaires en série (dont certaines durent encore) n’ont pas amélioré le climat entre les deux parties.

    Mais les racines du divorce sont plus anciennes. Comme en atteste la liste des reproches exprimés par les franchisés remerciés à l’occasion des procès. Ils n’ont pas eu le sentiment qu’on leur accordait la même place qu’aux succursales. Qu’il s’agisse de transfert des savoir-faire en matière de gestion immobilière et de copropriété, de partage des fichiers ou plus généralement de synergie réseau. Et c’est sans doute de là que vient l’échec de la franchise chez Foncia.

    A l’opposé, un réseau comme Speedy (en progression régulière) a vu la proportion de ses franchisés doubler entre 2005 et 2015, passant de 20 à 40 % du réseau pour atteindre, fin 2015, 207 centres franchisés sur 485. Le secret ? L’autonomie et les moyens dont dispose le directeur de la franchise (René Prévost, créateur de ce département en 1991 et par ailleurs président de la Fédération française de la franchise). Et ses principes, qu’il résume en quelques phrases : “Le franchisé a besoin d’une organisation qui lui soit dédiée.  Il a besoin d’avoir une réponse à ses questions. Il ne doit pas se sentir isolé. Il doit se sentir important dans la structure, écouté“. Une ligne de conduite qui a fait ses preuves.