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Droit d’entrée : un ticket variable

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Droit d’entrée : un ticket variable

Dernière mise à jour le 28 mars 2017

Quelle est la raison d’être du droit d’entrée ? Faut-il s’inquiéter s’il est très élevé ? Ou au contraire inexistant ? Comment les franchiseurs calculent-ils cette somme requise pour intégrer leur réseau ? Les experts apportent leur éclairage.

Certains franchiseurs n'en demandent pas

Sur les 466 réseaux ayant répondu à notre enquête de mars 2016, 46 enseignes, dont une dizaine de franchises, ne réclament pas de droit d’entrée. Cela concerne un tiers des chaînes d’habillement. C’est aussi le cas de coiffeurs comme Diloy’s ou Serge Comtesse, de New Baby et Autour de Bébé, ou de Maison & Services. “L’absence de droit d’entrée n’est pas forcément alarmante, estime l’avocate Monique Ben Soussen (cabinet BSM). Dans le prêt-à-porter, on sait que les enseignes pratiquent beaucoup la commission-affiliation et se rémunèrent avec une marge sur les produits. Autre exemple : chez Yves Rocher, il n’y a pas de droit d’entrée, cela ne signifie pas que la marque n’est pas connue ! Demander ou pas un droit d’entrée relève donc plus d’un problème de politique générale de l’enseigne que de rentabilité.”

Le consultant Frank Berthouloux (Adventi Franchise) a une tout autre approche : “Le fait qu’il n’y ait pas de droit d’entrée peut, bien sûr, être perçu comme une aubaine par le candidat, mais cela doit l’amener à se demander s’il va être accompagné, formé correctement ?” Autrement dit : si le droit d’entrée est nul, cela signifie-t-il que l’accès à la franchise et à son savoir-faire n’a aucune valeur ? Ou que le franchiseur se rémunère d’une autre manière, par des frais d’agencement plus élevés, par exemple ?

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