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    Droits d’entrée et redevances : quelles contreparties ?

    Droits d’entrée et redevances : quelles contreparties ?

    Dernière mise à jour le 24 juin 2019

    Ce sont des incontournables, ou presque, de la franchise. Mais que couvrent vraiment les droits d’entrée et les redevances d’exploitation réclamés par les enseignes ?

    Royalties : de 1 à 5 % du CA

    Selon notre enquête menée à ce sujet, 94 % des réseaux qui se développent dans l’Hexagone disposent d’au moins un animateur, certains en déclarant jusqu’à plus de dix. Très présents durant la première année d’activité du franchisé, avec des visites au moins une fois par mois (dans 55 % des réseaux), ils le restent ensuite, même à un rythme moins soutenu. Notamment pour vérifier que le concept est bien maîtrisé et les codes de l’enseigne appliqués à la lettre, mais aussi et surtout pour soutenir et guider le franchisé dans l’exercice quotidienne de son activité. Plus de la moitié des enseignes (53 %) utilise en parallèle des challenges pour dynamiser et motiver leurs troupes. Environ 44 % utilisent, enfin, une partie des redevances qui leurs sont versées pour avoir recours à des clients mystères.

    Plus de 3 enseignes sur 4 réclament des royalties. Le système le plus fréquemment retenu (dans 80 % des cas) est celui d’une redevance proportionnelle au chiffre d’affaires, généralement comprise entre 1 % et 5 %.  Une tête de réseau sur cinq préfère le prélèvement d’une redevance forfaitaire fixe (mensuelle ou annuelle), modèle qui, souligne Philippe Dassié, a le désavantage de “pénaliser les petits chiffres d’affaires”. Mais la proportionnelle peut aussi déboucher sur des déséquilibres, cette fois au détriment de ses plus gros contributeurs. “Le système intermédiaire d’une redevance proportionnelle mais dégressive par tranche de CA me paraît par conséquent être le plus juste”, explique le consultant.