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    Emplacements : de nouveaux lieux de consommation

    Emplacements : de nouveaux lieux de consommation

    Dernière mise à jour le 1 mars 2017

    Dans le choix entre centre-ville ou périphérie, de plus en plus d’enseignes n’ont pas de préférence exclusive et développent le multi-format. Une tendance qui est le reflet des nouvelles mobilités urbaines comme de la montée en puissance de la périphérie.

    Des formats de points de vente adaptés aux lieux

    Tous ces changements représentent autant d’opportunités pour les enseignes, surtout les plus importantes, qui s’intéressent à ces nouveaux lieux de proximité et conçoivent des formats adaptés pour pouvoir s’implanter sur ces différents types d’emplacements.

    Illustrant cette tendance, Christian Lepicier cite l’exemple de McDonald’s, aujourd’hui capable de s’implanter sur des localisations très différentes : centre-ville, grand centre commercial, retail park, aire d’autoroute, sortie d’autoroute, gare, axe passant, etc.

    Franchise La Mie CâlineMais on peut aussi évoquer des enseignes de restauration comme Buffalo Grill et El Rancho, ou encore le spécialiste en papeterie Bureau Vallée : présents traditionnellement en périphérie, tous cherchent aujourd’hui à se développer dans les zones de flux des centres-villes. A l’opposé, La Mie Câline, qui a construit pendant des années son réseau en cœur de ville, s’intéresse désormais de plus en plus à la périphérie.

    Autre conséquence de cette évolution : alors que traditionnellement les emplacements situés en centre-ville étaient plus chers que ceux situés en périphérie, ce n’est plus forcément le cas. “Aujourd’hui, constate Pascal Madry, une bonne galerie de périphérie peut être  plus chère (en termes de loyer hors taxes au m²) qu’une rue numéro 1 de centre-ville. Mais les prix dans une galerie marchande incluent des prestations (service de sécurité, climatisation) et ne sont donc pas tout à fait comparables.

    Concernant la périphérie, les experts mettent toutefois en garde contre la permanence d’une surabondance de l’offre, avec des nouveaux projets qui se commercialisent mal. Et rappellent qu’au cours des six dernières années, le trafic dans les centres commerciaux a baissé de 10 %.