
« Trop de candidats à la franchise signent leur contrat sans même l’avoir lu », déplore Maître Florian de Saint-Pol. L’expert – qui conseille de nombreux franchisés (Subway entre autres) – le regrette vivement : « Déjà, en temps ordinaire, ils devraient le faire examiner par un avocat spécialisé avant de s’engager. C’est encore plus vrai aujourd’hui. » Le contrat règle en effet les relations avec le franchiseur pendant toute la durée du partenariat et même après son terme. Et c’est aussi ce texte qui sera pris en référence par les juges en cas de litige. Toutes les clauses y ont leur importance, mais en temps de crise, certaines méritent encore plus que d’autres l’attention des signataires. « A la demande de nos clients franchiseurs, nous sommes intervenus sur les contrats autour des questions du e-commerce, du cross canal et du click & collect, indique de son côté Maître Cécile Peskine, du cabinet Linkea. Et à notre initiative, nous les avons incités à renforcer leurs engagements en matière de formation et d’assistance. » Les clauses financières (droit d’entrée, redevances), celles qui concernent l’approvisionnement exclusif et l’assistance à distance ou encore les contentieux internes, entre franchisés ou avec le franchiseur méritent aussi une réflexion en cette période difficile pour tous. Sur tous ces points, les deux praticiens ne défendent pas toujours les mêmes intérêts (même si Maître de Saint-Pol accompagne aussi des dirigeants de jeunes réseaux). Mais, parce qu’ils font preuve de pragmatisme, leurs analyses et leurs conseils ne sont pas si opposés.

