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    Financement participatif et franchise : risques et opportunités

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    Financement participatif et franchise : risques et opportunités

    Dernière mise à jour le 28 février 2017

    Quelles opportunités le financement participatif ouvre-t-il aux réseaux du commerce indépendant organisé ? Quels risques peut-t-il présenter ? Voici les principaux points à connaître sur ce modèle émergent de collecte de fonds.

    Des risques à mesurer pour les réseaux et leurs candidats

    Les risques que pourrait entraîner un recours aux plateformes de financement participatif dans le cadre du commerce organisé sont encore difficiles à apprécier, compte tenu du peu de recul sur ce système encore récent. Toutefois, franchiseurs et candidats peuvent déjà se poser un certain nombre de questions.

    Par exemple, à quel moment conduire sa campagne : une fois l’emplacement sélectionné et le plan de financement bouclé ou plus en amont ? Comment sélectionner les projets éligibles et accompagner les porteurs de projets ? Quid de la confidentialité des informations (précontractuelles notamment), de la sécurisation des transactions financières via les plateformes, de l’assurance ? Le montant du crédit doit-il être incorporé dans le business plan ? Quelle pourrait être la responsabilité du franchiseur en cas de défaillance… ?

    Dans le cas particulier du financement sous forme d’investissement, d’autres interrogations se font jour : quelle part minimum du capital de son entreprise doit détenir le franchisé, qui aura pour actionnaires un certain nombre d’investisseurs (à hauteur de 5 000 à 10 000 € en moyenne) ? Quid de la prise de participation indirecte du franchiseur ? Ou d’institutionnels qui entreraient de manière diffuse au sein d’un réseau ?

    Des questions nombreuses, on le voit, qui n’ont pas toutes forcément de réponse bien tranchée à l’heure qu’il est. Reste que le financement participatif est très probablement appelé, dans les années qui viennent, à intervenir de plus en plus souvent, en complément d’un financement bancaire dans les projets en commerce organisé.

    D’autant qu’une ordonnance de mai 2014 est venue préciser le devoir d’information des plateformes auprès des investisseurs : un encadrement de nature à rassurer les réseaux et leurs partenaires, donc à les inciter à recourir au crowdfunding. En outre, la loi Macron prévoit de nouvelles possibilités de financement pour les entreprises sans recourir à des établissements de crédit ou des sociétés de financement. Une future ordonnance pourrait notamment leur ouvrir la possibilité de se prêter entre elles.