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    Se lancer en franchise : comment convaincre son banquier ?

    Se lancer en franchise : comment convaincre son banquier ?

    Dernière mise à jour le 7 septembre 2017

    Si le banquier est souvent rassuré par un projet de création en franchise plutôt qu’en solo, cela ne l’empêche pas de se montrer très exigeant quant à la qualité du dossier et du futur franchisé.

    L’importance des qualités commerciales

    L’homme, en l’occurrence le porteur de projet, se trouve bien entendu au cœur des préoccupations du banquier, jusqu’à l’examen de son patrimoine ou encore de sa situation familiale… “Le plus important pour nous est le chef d’entreprise, souligne Florent Lamoureux (photo). Nous allons analyser ses capacités commerciales : si le candidat à la franchise n’a pas la fibre du commerce, il sera difficile pour lui de l’acquérir par la suite. Nous nous assurons aussi que nous sommes face à un gestionnaire, car il s’agit d’un aspect très important.”

    Le franchisé doit être multitâche, explique le banquier : il doit savoir gérer des stocks, du personnel, être chef d’équipe, avoir des connaissances juridiques, en comptabilité, etc. Bref, “il doit surveiller tout ce qui peut mettre en péril son entreprise”.

    Les financiers, tout comme les franchiseurs, ne demandent généralement pas à un candidat à la franchise d’avoir une expérience dans le secteur convoité, mais plutôt de montrer qu’il est déjà un chef d’entreprise dans l’âme et qu’il maîtrise bien son projet. “Le risque en franchise, c’est que les candidats se laissent un peu porter. A titre d’exemple, le futur entrepreneur doit déjà avoir prévu des aléas comme des travaux devant son commerce, qui peuvent générer une baisse de son chiffre d’affaires, et en tenir compte pour définir son besoin en fonds de roulement”, estime Christine Molin.

    “Nous voulons que le franchisé puisse nous commenter son business plan ligne à ligne ainsi que chaque élément de son compte d’exploitation prévisionnel. Cela prouvera qu’il s’est vraiment impliqué dans le projet et qu’il est capable de le défendre, juge Florent Lamoureux. Nous recherchons donc de la part du candidat beaucoup d’autonomie. Il doit nous expliquer clairement pourquoi son business plan va fonctionner de cette manière.”