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    Emplacements : de nouveaux lieux de consommation

    Emplacements : de nouveaux lieux de consommation

    Dernière mise à jour le 1 mars 2017

    Dans le choix entre centre-ville ou périphérie, de plus en plus d’enseignes n’ont pas de préférence exclusive et développent le multi-format. Une tendance qui est le reflet des nouvelles mobilités urbaines comme de la montée en puissance de la périphérie.

    La fin des rues numéro 1 ?

    Où créer sa franchise ? Rue numéro 1Seules 15 enseignes, plutôt qualitatives, privilégient uniquement les rues numéro 1. Cette typologie d’emplacement, qui était considérée naguère comme le “must”, ne semble donc plus, pour l’immense majorité des chaînes, représenter une évidence. “Chez Procos, explique Pascal Madry, nous analysons les choses de façon beaucoup plus fine, en comparant les poids de chiffre d’affaires de chaque local d’un centre-ville. Dans cette approche, la notion de rue numéro 1 n’est plus une référence : nous segmentons de plus en plus les différents emplacements avec des spécialisations par type d’activité.”

    Le spécialiste de l’urbanisme commercial le répète : ce qui compte de plus en plus aujourd’hui, c’est l’analyse des flux, en centre-ville comme en centre commercial. “Les zones de chalandise classiques avec un stock de clients défini fonctionnent de moins en moins, car les mobilités sont toujours plus importantes, analyse-t-il. Les Français se déplacent aujourd’hui neuf fois plus que dans les années 60. Il y a donc moins de clientèle captive sur une zone donnée, et le commerce essaie de s’adapter à ces mouvements complexes“.

    Pour illustrer son propos, le directeur de Procos évoque tel centre commercial qui justifie désormais le montant des loyers pratiqués par les quelques millions de “likers” qu’il revendique sur Facebook. Cette évolution risque, selon lui, d’avoir, dans un avenir proche, une influence sur la définition des baux commerciaux.