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    Changement de franchiseur : pas de panique !

    Changement de franchiseur : pas de panique !

    Dernière mise à jour le 11 juillet 2018

    Les cessions de réseaux se multiplient sans que les franchisés en soient affectés. A condition que le repreneur maintienne les opérationnels en place.

    Les rachats de réseaux sont monnaie courante et touchent tous les secteurs : Guy Hoquet, Century 21, Foncia, Glastint, Feu Vert, Balladins et Quick ont par exemple récemment changé de mains. Ce qui ne semble pas pour autant avoir perturbé leurs franchisés. En témoigne Gérard Finkel, l’un des premiers partenaires de la chaîne hôtelière Balladins : « C’est le 5ème franchiseur qu’on voit passer ! Nous sommes plutôt rôdés ! La solidité du réseau, ce sont les franchisés qui la font ».

    « Le franchisé est protégé par son contrat, explique l’avocat Dominique Baschet. Le repreneur ne peut pas le transformer unilatéralement : toute modification doit être approuvée par le franchisé et se matérialiser par un avenant ». A l’inverse, si le repreneur ne convient pas aux franchisés, le contrat ne peut pas être rompu de leur propre chef. En théorie du moins, car « si un franchisé veut quitter le réseau, il est idiot de le contraindre à rester : un protocole de résiliation est alors signé », précise Me Baschet.Il arrive que certaines associations de franchisés interviennent dans la cession de leur enseigne ou influencent le choix de l’investisseur à accueillir au capital. Le pouvoir des franchisés en place demeure toutefois restreint. Ils ne sont pas toujours mis au courant puisque rien n’oblige le franchiseur à les consulter avant de céder son entreprise. Comme les rumeurs circulent vite et peuvent déstabiliser un réseau, franchiseurs et repreneurs ont appris à préparer le terrain en amont pour rassurer les intéressés.Les appréhensions peuvent survenir quand un réseau leader absorbe son challenger : l’enseigne rachetée est alors souvent vouée à disparaître. Mais en général, le changement de marque se fait en parfaite concertation. «Pour éviter les mécontentements, certains franchiseurs acceptent de financer le changement d’enseigne, l’agencement et l’identité visuelle du point de vente», souligne Me Baschet.

    L’arrivée d’un fonds d’investissement aux commandes peut également être source d’inquiétude. Or l’intérêt que portent ces capital-risqueurs au réseau est plutôt réconfortant : c’est un signe de bonne santé de l’enseigne. De surcroît, ils apportent de nouveaux capitaux pour en asseoir le développement.

    La crainte pour les franchisés est tout de même de se voir à nouveau “revendus” au bout de quatre ou cinq ans. « D’un autre côté, si l’investisseur réalise une plus-value intéressante, c’est que la marque prend également de la valeur, remarque Dominique Baschet. Les membres du réseau ne sont donc pas perdants lorsqu’ils veulent céder par la suite leur fonds de commerce : c’est du gagnant-gagnant ». Dans la pratique, les franchisés s’y retrouvent, en effet le plus souvent : la stratégie de leur franchiseur se traduisant pour eux par un renforcement de leur entreprise.