
Ce n’est pas une question à laquelle on pense lorsque l’on signe son premier contrat de franchise avec un réseau. Et pourtant, elle est importante : pourra-t-on, lorsqu’il sera parvenu à échéance, le poursuivre pour une nouvelle période et, si oui, à quelles conditions ? La loi et la jurisprudence sont très claires : quand un contrat (conclu à durée déterminée) a expiré, nul ne peut en exiger le renouvellement (article 1212 du code civil). Le franchiseur peut donc parfaitement décider de ne pas poursuivre la relation. Et ce, sans avoir à se justifier. Ce qui peut poser un problème on le comprend aisément si, comme souvent, le franchisé a signé un contrat de 5 ans alors que son emprunt court lui sur 7 ans… On pourrait penser qu’en pareil cas, il y aurait un abus de la part du franchiseur. Pas du tout. La Cour de cassation l’a encore précisé dans un arrêt Foncia du 7 septembre 2022 : pour que le non-renouvellement du contrat soit considéré comme abusif et sanctionné, le franchiseur doit avoir commis un acte de déloyauté, par exemple avoir laissé croire à son partenaire qu’il allait continuer le partenariat ou qu’il l’ait incité, peu avant la rupture, à s’endetter excessivement. Autant dire que les cas de condamnation sont peu fréquents… Bien sûr, le franchisé lui aussi a la possibilité de ne pas renouveler son contrat sans avoir à s’expliquer. Mais le plus souvent il s’est engagé avec l’espoir de rester suffisamment longtemps dans le réseau pour valablement y développer son affaire. Ce pouvoir de non-renouvellement ne l’intéresse que moyennement.
