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    Se lancer en franchise : comment convaincre son banquier ?

    Se lancer en franchise : comment convaincre son banquier ?

    Dernière mise à jour le 7 septembre 2017

    Si le banquier est souvent rassuré par un projet de création en franchise plutôt qu’en solo, cela ne l’empêche pas de se montrer très exigeant quant à la qualité du dossier et du futur franchisé.

    Un apport personnel compris entre 30 et 50 %

    L’apport personnel constitue bien évidemment un élément clé du financement. Le niveau demandé par le banquier ne peut être une surprise pour le franchisé potentiel puisque son franchiseur lui a déjà fait part de la même exigence. Dans la grande majorité des cas, le taux d’apport personnel nécessaire est de 30 %. Selon les dossiers, ce taux peut monter jusqu’à 40 %.

    Il faut bien avoir à l’esprit que si l’apport n’est pas suffisant, l’entreprise risque d’être fragilisée par un taux d’endettement très élevé. Tout le monde serait alors perdant. “Pour un concept où il n’y a que des éléments incorporels dans le plan de financement, ce qui signifie que le franchisé ne possède rien de matériel qu’il puisse éventuellement revendre, nous pouvons demander jusqu’à 50 % de taux d’apport. C’est souvent le cas dans les franchises de service”, souligne Christine Molin.

    Le financier va regarder avant tout si l’entreprise peut supporter un niveau d’apport plus faible. Dans le cas de concepts à très forte marge et à très forte rentabilité, et si le “reste à vivre” pour le partenaire est suffisant, un apport personnel moins élevé que la norme pourra éventuellement être accepté.

    Pour beaucoup de banquiers, le niveau d’apport reflète aussi l’implication du porteur de projet. Florent Lamoureux ne dit pas autre chose : “Il nous arrive de ne pas financer le dossier d’un candidat à la franchise qui dispose d’un apport personnel bien supérieur à 40 % lorsqu’il nous semble que nous sommes face à quelqu’un qui n’est pas fait pour être chef d’entreprise. A l’inverse, nous pouvons nous trouver face à un jeune porteur de projet très motivé et dynamique mais un peu juste en apport personnel, nous essayons alors de voir comment l’aider, notamment en augmentant un peu la durée de crédit”.