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    Rejoindre un jeune réseau de franchise

    Rejoindre un jeune réseau de franchise

    Dernière mise à jour le 23 octobre 2018

    Rejoindre un jeune réseau, c’est prendre forcément une part de risque. Comment choisir ? Quelles précautions prendre ? Quelles erreurs éviter ? Les experts vous conseillent.

    Négocier des contreparties avec le jeune franchiseur

    Pour Maître Florian de Saint-Pol, qui conseille indifféremment franchiseurs et franchisés, “rejoindre un réseau de moins de 10 unités présente plusieurs intérêts” :

    Il va être possible “d’abord de négocier le contenu du contrat beaucoup plus facilement que pour une grande enseigne et notamment d’obtenir des conditions financières intéressantes”, explique l’avocat. “Mais aussi de participer en partie à l’élaboration du concept, à l’amélioration de certains services. Enfin, d’obtenir une zone territoriale plus importante que dans un réseau qui compte déjà 100 ou 150 unités…”

    “Il est vrai qu’à l’inverse, vous allez aussi essuyer les plâtres, observe l’expert. Et devoir vous déterminer sans aucune visibilité sur la rentabilité du concept pour des franchisés. De même, vous ne pourrez pas vous attendre à des services de même qualité qu’avec un réseau confirmé. Souvent, de ce point de vue, le jeune franchiseur est en phase de rodage. Il teste des fournisseurs, des prestataires, etc.”

    D’où les contreparties financières que l’expert conseille d’obtenir :  “Réduction du montant du droit d’entrée et/ou du coût de la formation, baisse du taux des redevances la première et la deuxième année, voire exonération totale s’il n’y a encore ni services ni adhérents et qu’il n’y a donc encore rien à payer pour la notoriété de la marque et la communication de l’enseigne. Ces contreparties sont très souvent accordées par les jeunes franchiseurs”.

    “Je conseille plutôt aux candidats d’essayer d’obtenir davantage de formation ou une assistance plus importante”, tempère Éric Luc (Fiducial). “Quitte à surdoser l’accompagnement avant et pendant l’ouverture notamment”, complète Franck Berthouloux (Adventi Franchise). Membres du collège des experts de la FFF, les deux spécialistes ne sont pas favorables à des remises sur les conditions d’accès au réseau, que les franchiseurs doivent pouvoir justifier pour convaincre leurs partenaires.

    Il n’empêche, pour l’avocat, “tout est négociable”. Des clauses d’arbitrage  ou de non-concurrence au budget minimum de communication, etc.