Fermer
Secteurs / Activités

    Préalables et préparations indispensables

    Dernière mise à jour le 18 février 2019

    A condition de connaître déjà le métier de franchiseur et d’être prêt à vous doter d’un véritable plan de développement, vous pourrez lancer l’étude de vos premiers marchés à l’étranger. Commencez par les pays limitrophes, conseille un expert.

    Pour le consultant David Borgel, animateur de la structure spécialisée Franchise World Link, la réussite d’un franchiseur à l’international est une question de préparation. Avec un double préalable : fédérer déjà “au moins une trentaine de franchisés en France et connaître le métier de franchiseur”

    David-Borgelok
    David Borgel, animateur de la structure spécialisée Franchise World Link

    Ensuite, il ne faut pas souhaiter seulement  “planter un drapeau , mais se doter d’un véritable plan de développement et se donner les moyens de le réaliser”. C’est à dire ne pas se borner à “envoyer le membre de la direction qui parle anglais humer l’atmosphère” . Et dénicher dans chaque pays visé “un véritable  correspondant : expert, fédération, etc., afin de bien évaluer le marché et vérifier que l’on pourra être, à la fois, compétitif et rentable”. Parfois les droits de douanes, les taxes à payer, les coûts locatifs ou les taux de fréquentation réels ne le permettent pas. Et seul un intervenant “local” peut vraiment le savoir.

    Si cette étude préalable est favorable, le consultant conseille de “déposer très vite la marque et le nom de domaine. Et, comme en France, d’opter pour la stratégie de l’escargot” : le mieux est de “commencer par les pays limitrophes, Belgique, Luxembourg, etc., pour des questions évidentes de langue et de distance, “puis de viser les pays d’Afrique francophone ou d’Asie où le tampon « made in France » fonctionne bien, notamment dans l’alimentaire et la restauration“.

    “Un investisseur local, qui connaît bien le pays est indispensable”

    Attention, même si, pour David Borgel, “tout concept est exportable à partir du moment où on trouve un investisseur”, mieux vaut “éviter, par exemple, de vouloir implanter des salles de sport en Allemagne ou de la restauration rapide en Angleterre, des secteurs qui y sont déjà saturés”. 

    “Le plus dur ensuite c’est de trouver un partenaire”. Car pour l’expert, “un investisseur local qui connait bien le pays est indispensable”.

    Le consultant préconise pour cela le recours à la masterfranchise, formule où un entrepreneur formé au concept s’acquitte d’un droit d’entrée et de redevances et peut recruter lui-même des franchisés. Mais d’autres formules existent, que certains franchiseurs déjà matures en France préfèrent utiliser.