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    Autre option : mixer les formules

    Dernière mise à jour le 18 février 2019

    Utiliser la franchise directe en s’alliant ville par ville à des plurifranchisés, mais recourir parfois à la masterfranchise : c’est la stratégie choisie par certains franchiseurs français.

    Directeur général de La Boucherie Restaurant, Christophe Mauxion reconnaît s’être, jusqu’ici, développé à l’internationalpar opportunités”. Mais il a décidé désormais de “cibler des pays avec un plus grand potentiel”. Et pour y réussir, il explique vouloir adopter une stratégie mixte, alliant franchise directe et masterfranchise.

    La chaîne, qui compte 142 restaurants dont une quinzaine hors de l’Hexagone, vient d’ouvrir à Orlando en Floride une unité qui pourrait constituer une tête de pont pour les USA, où elle envisage de trouver plusieurs partenaires en utilisant, selon les cas, l’une ou l’autre formule.

    La-Boucherie-Orlando
    La Boucherie a ouvert à Orlando, en Floride, en novembre 2018, son premier restaurant américain

    Même démarche en Europe où l’enseigne recherche des masterfranchisés à l’Est (Pologne, Hongrie). Et des franchisés en direct en Allemagne, Espagne, Portugal, Italie, Belgique. Des pays “aussi faciles à gérer pour nous que la France : Munich ou Perpignan sont à la même distance de nos bases et mieux vaut de nos jours, par exemple, signer avec quelqu’un à Barcelone et quelqu’un d’autre à Madrid”.

    Pour cette formule, les partenaires devront avoir un profil de plurifranchisés, c’est à dire d’entrepreneurs à la tête, dans leur ville, de plusieurs établissements dans différentes enseignes de restauration. “Si nous trouvons un professionnel qui détient déjà 40 à 50 restaurants dans le bagel, la pizza, les glaces, mais qui ne veut s’associer avec nous que pour New-York, nous pourrons signer avec lui, illustre Christophe Mauxion. En Europe, comme aux USA, nous verrons selon les régions. L’idée étant d’utiliser la masterfranchise pour les plus petites et la plurifranchise (en direct) pour les plus grandes”.

    “Animer un réseau en franchise directe à l’étranger demande des moyens”

    Attention toutefois à la franchise directe, alerte le consultant David Borgel (Franchise World Link). “Déjà la gestion d’une franchise en métropole (avec les animateurs, les visites, etc.) demande des moyens et des ressources. C’est encore plus vrai à l’étranger”.

    Le spécialiste conseille “d’éventuellement ouvrir une filiale pour commencer”. Ou de “signer un simple contrat de développement”. Ou encore de “jouer la franchise régionale. Mais ensuite il faut, selon lui, opter pour la masterfranchise.

    “Chaque pays a sa culture il faut trouver localement quelqu’un qui pourra jouer le rôle de franchiseur, c’est à dire développer, recruter, animer le réseau du pays. Bref, faire ce que le   dirigeant français fait lui-même en France”.