Dévoilés le 14 mars dernier, les résultats de la 19ème édition de l’Enquête annuelle de la franchise (menée par l’institut Kantar pour la Banque Populaire, en partenariat avec la Fédération française de la franchise) apportent un éclairage instructif sur l’état d’esprit des franchisés et des franchiseurs face aux crises, qu’elles soient sanitaires, liées à l’inflation ou à la hausse des prix de l’énergie. En effet, selon cette étude (réalisée du 5 octobre au 8 novembre 2022 auprès d’un échantillon représentatif de 400 franchisés), 75 % des franchisés estiment mieux résister à la crise qu’un commerçant isolé, et 63 % sont confiants dans l’avenir de leur affaire. Tandis que, sur un échantillon représentatif de 132 franchiseurs (disposant de 1 à plus de 150 points de vente, interrogés du 4 octobre au 28 novembre 2022), 89 % ont mis en place des dispositifs pour renforcer l’animation du réseau, 87 % pour renforcer la fréquentation des points de vente et 80 % la formation des franchisés. En outre, 80 % ont fait évoluer leur concept, avec un impact positif sur le chiffre d’affaires dans 90 % des cas.
La franchise reste un tremplin pour passer du salariat à l’entrepreneuriat

Veronique Discours-Buhot, Déléguée générale de la Fédération Française de la Franchise.
76 % des franchisés interrogés étaient salariés avant de se lancer en franchise
Cette étude permet également de mieux cerner le profil des franchisés en place : ces derniers sont par exemple âgés de 35 ans en moyenne à l’ouverture de leur premier point de vente, un chiffre stable par rapport aux précédentes enquêtes. En progression de 5 points sur an, la proportion de femmes parmi les franchisés est en outre de 36 %, ce qui fait de la franchise une solution favorisant la reconversion professionnelle des femmes. Mais aussi un ascenseur social, puisque le niveau d’études des franchisés est très divers : 36 % ont un CAP, BEP, BAC pro ou BAC ; 40 % un BAC +2 ou +3 et 24 % un BAC +4 ou au-delà. A noter : la majorité des franchisés (74 %) créent leur entreprise dans la même région que leur activité précédente, voire dans le même département (57 %). Ils ne sont donc que 26 % à accompagner ce nouveau départ professionnel d’un changement de région. Dans le choix de leur ville d’implantation (hors Ile-de-France), la cible est enfin très large : des communes de moins de 2 000 habitants (8 %) aux agglomérations de plus de 100 000 habitants (31 %), en passant par celles de 2 000 à 20 000 (30 %) et de 20 000 à 100 000 (31 %).