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    Devenir franchisé : combien ça coûte ?

    Devenir franchisé : combien ça coûte ?

    Dernière mise à jour le 6 avril 2017

    Quelle somme d’argent globale devrez-vous réunir pour rejoindre un réseau ? Quel apport personnel vous sera demandé pour obtenir un financement ? Quelques chiffres-clés pour bien préparer votre projet.

    Apport personnel : le réflexe des 30 %

    L’apport personnel, indispensable pour pouvoir solliciter un emprunt, est logiquement proportionnel à l’investissement initial requis. Les montants d’apport les plus bas sont donc demandés par les métiers où l’enveloppe globale est elle-même réduite comme le dépannage informatique à domicile (6 495 €), l’achat-vente de voitures d’occasion (9 240 €), la recharge de cartouches d’encre (11 000 €) ou la publicité (13 800 €).

    Et les activités où les investissements sont les plus lourds demandent les apports les plus élevés comme les jardineries (266 667 € requis), la boulangerie/pâtisserie (128 333 €), la restauration à thème (114 260 €) ou la restauration rapide (105 500 €).

    Selon la 4ème édition du baromètre L’Indicateur de la FranchiseCaisse d’Epargne (enquête menée auprès de plus de 2 000 franchisés, issus de 51 réseaux), près de la moitié des franchisés interrogés en 2016 (49,8 %) déclarent avoir misé « moins de 30 000 euros d’apport personnel » pour démarrer leur activité. Dix-neuf pour cent ont répondu avoir apporté « entre 30 000 et 50 000 € », 11 % « entre 50 000 et 75 000 € », 8 % « entre 75 000 et 150 000 € » et  3 % « plus de 150 000 € ».

    Généralement, les pôles franchise des banques demandent au candidat un apport personnel représentant environ un tiers de l’investissement global. Les franchiseurs ne font que répercuter cette exigence, d’où le ratio souvent avancé de 30 %. Reste que le niveau d’apport peut varier, en lien avec le montant de l’investissement : sur une enveloppe d’un million d’euros, la règle des 30 % aboutit à des sommes difficilement modélisables. Dans ce cas, les banques demandent plutôt 20 à 25 %. Dans les métiers où le stock et le besoin en fonds de roulement (BFR) sont importants, elles demanderont à l’inverse un apport plus conséquent, jusqu’à 40 % environ.

    Selon l’édition 2016 de l’Enquête CSA/Banque Populaire/FFF, la part des ressources personnelles consacrées au projet est en légère baisse : 39 % en moyenne du montant global (44 % en 2015). L’emprunt bancaire, souscrit pour 70 % des créations d’entreprise en franchise, représente la moitié du montant global des investissements, le reste étant ­financé par le crédit-bail et d’autres sources de ­ financement.