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    S’appuyer sur une véritable étude du marché local

    Dernière mise à jour le 25 février 2021

    Trop de candidats franchisés estiment qu’elle est inutile. Or, les experts insistent : plus que jamais une étude d’implantation sérieuse est indispensable. Et il ne faut pas hésiter à solliciter une société spécialisée pour la réaliser.

    Si les banquiers se montrent plus exigeants en termes d’apport personnel, le courtier et l’expert-comptable le constatent : ils ne prennent pas forcément plus de garanties qu’avant la crise (ils étaient, il est vrai, déjà à leur maximum…). Les délais de réponse ne semblent pas non plus en hausse. Quant aux refus de dossiers, ils ne seraient pas plus nombreux. Seul bémol selon le dirigeant de Pret Pro, on assiste depuis la fin de 2020 à une « légère remontée des taux », qui restent toutefois « inférieurs à 1 %, ce qui est très bas ».

    En revanche, selon Olga Romulus, « les banquiers se montrent très attentifs à l’adéquation homme/projet et à la maîtrise du business plan par le candidat. » Elle aussi membre du collège des experts de la FFF, l’expert-comptable insiste, dans cette perspective, sur la question de l’étude de marché, qui permet de déterminer le chiffre d’affaires prévisionnel : « Très souvent, les candidats ne font rien sur le sujet et cela me désole, révèle-t-elle. Ils font confiance. La confiance en franchise c’est important, sans doute, mais c’est quand même l’entrepreneur qui prend les risques ! Pour moi, une étude d’implantation est indispensable. Et ce n’est pas au franchiseur ni à l’expert-comptable de la réaliser. Cela coûte 3 000 € environ chez Territoires et Marketing par exemple. A comparer avec le fait d’engager parfois toutes ses économies dans un projet, d’hypothéquer sa maison, etc. »

    Benoît Fougerais, Directeur général et co-fondateur de PR€T PRO

    « Le recours à une société spécialisée en marketing est devenu une absolue nécessité »

    Benoit Fougerais

    Pour Benoit Fougerais, recourir à ce type de société spécialisée est même devenu une absolue nécessité. « L’étude de marché réalisée par le franchisé dans son coin, cela pouvait encore passer avant. Maintenant, il y a trop d’incertitudes. »

    « Rien ne remplace une base de données puissante, acquiesce Olga Romulus, et le travail de spécialistes qui vont aller récupérer les chiffres de la concurrence, etc. » Mais, nuance-t-elle, « c’est utile aussi d’aller sur le terrain, surtout si votre futur secteur géographique n’est pas trop étendu, de visiter les points de vente concurrents, d’effectuer une étude de fréquentation. »

    La praticienne, qui avoue demander très souvent aux candidats de se procurer des données, explique qu’en tant qu’expert-comptable, elle peut vérifier la cohérence des conclusions d’une telle étude avec les données sectorielles dont elle dispose, mais qu’elle ne peut pas indiquer au futur franchisé le montant du CA qu’il va réaliser.