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    Muscler son apport personnel

    Dernière mise à jour le 25 février 2021

    Malgré la crise sanitaire, les banquiers continuent de prêter aux porteurs de projet en franchise. C’est leur intérêt. Ils se montrent toutefois plus exigeants, notamment en matière d’apport personnel.

    Traditionnellement, pour une création d’entreprise en franchise, un taux de 25 à 30 % de l’investissement global était considéré comme nécessaire en moyenne pour obtenir un crédit. Et cela pouvait, selon les secteurs et les projets, être moins encore. « Désormais, 25 % ne suffisent plus », indique Benoit Fougerais.

    Conséquence : les futurs franchisés doivent plus qu’hier « muscler leur apport personnel ». C’est pourquoi ce spécialiste qui travaille avec une douzaine de grands réseaux bancaires compte aussi dans ses partenaires « une centaine de financeurs apporteurs de solutions de leasing, de cofinancement, de contre-garantie ou de financements participatifs. »

    Un candidat peut, par exemple, faire baisser le montant de l’apport nécessaire à son projet en louant du matériel au lieu de l’acheter. « Ou faire appel à du crowdfunding (argent à rémunérer sous forme de dons), crowdlending (collecté sous forme de prêt) ou equity (participation à votre capital) ». De quoi pouvoir élaborer un plan de financement structuré. Et trouver les moyens de financer ce que les banques n’acceptent pas de couvrir :  BFR, stocks ou achats immatériels.

    Table ronde d'experts Franchiseurs : qui est le meilleur ? Olga Romulus

    « Les banques apprécient la présence de financements complémentaires »

    Olga Romulus

    Partageant la même préoccupation, les experts-comptables Fiducial s’attachent à lister avec les candidats toutes les aides dont ils peuvent bénéficier.  « Cela commence avec celles de Pôle Emploi dans le déblocage et le maintien des droits en matière d’indemnités chômage, ce qui dégage plus de cash-flow pour rembourser l’emprunt », souligne Olga Romulus. « Cela continue avec toutes les aides du type France Initiative, Réseau Entreprendre, celles des conseils régionaux, les aides spécifiques si vous êtes une femme et aussi le crowdfunding – auquel je n’aurais pas cru il y a dix ans mais qui entraîne un effet de levier -, de même que le crowdlending qui permet d’aller chercher de l’argent en dehors du cercle familial et constitue une sorte de levée de fonds. »

    Les deux experts en conviennent : les banques apprécient la présence de ces financements complémentaires, car cela « leur permet de partager le risque ».