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    Franchise participative : un exercice délicat

    Dernière mise à jour le 27 juin 2019

    Entraide entre franchisés au sein du réseauFormule où le franchiseur est associé de façon minoritaire au capital du franchisé, la franchise participative permet de se lancer avec un petit budget… et l’aide du franchiseur. Ce dernier apporte une partie des fonds qui manquent au candidat… là encore, pendant un certain temps : jusqu’à ce que le franchisé puisse racheter ses parts et porter seul son projet. La franchise participative repose en effet sur un pacte d’associés entre le chef d’entreprise franchisé et la tête de réseau, qui prévoit les conditions de sortie de cette dernière. « On crée une SAS avec un pacte d’actionnaires qui définit les parts de chacun, le délai et les conditions de rachat des actions : c’est bien ficelé juridiquement », explique Olga Romulus.

    La franchise participative repose sur un pacte d’associés entre le chef d’entreprise franchisé et la tête de réseau, présente au capital.

    Contrairement à la location-gérance, la formule n’est pas soumise à des conditions d’exploitation. Mais comporte des contraintes : « Dans ce système, le franchisé partage le pouvoir : le franchiseur a une part de l’entreprise, qui peut être minoritaire, mais il participe aux décisions, il a un droit de regard et il perçoit des dividendes », commente Olga Romulus. Certains grands réseaux pratiquent encore la franchise participative mais ils y sont moins enclins qu’il y a quelques années car l’exercice est délicat. « Il y a eu des cas où, à la date prévue, le franchisé ne voulait plus racheter les parts du franchiseur, ce qui a entraîné des conflits d’actionnaires ». Cette solution est donc à envisager avec prudence.