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    Des risques non négligeables

    Dernière mise à jour le 5 avril 2018

    Tout dépend de la qualité du réseau et des capacités du franchiseur à faire face aux imprévus. Si des difficultés se présentent pour l’enseigne, la multifranchise peut vous fragiliser. Le passage de la mono à la multifranchise n’est pas, non plus, automatique.

    La multifranchise n’est pas exempte de risques pour les franchisés. On sait que la formule fait rêver beaucoup de candidats. Attention donc aux enseignes où l’on vous expliquerait que seule l’ouverture de plusieurs unités peut vous permettre d’atteindre la rentabilité.

    Eric-LUC-Fiducial-expert-comptable-franchiseCela peut être vrai « quand l’activité entraîne beaucoup de frais fixes », indique l’expert-comptable Éric Luc, spécialiste de la franchise et directeur des relations extérieures de Fiducial (photo ci-contre). Mais vous pouvez également vous retrouver face à un concept où les multifranchisés en place sont en échec et qui ne vous permettra jamais de réussir.

    Autre bémol : « le fait de multiplier les investissements dans le même réseau peut vous fragiliser si l’enseigne rencontre des difficultés », avertit le consultant Sylvain Bartolomeu (Franchise Management).

    Mais surtout, le passage de la mono à la multifranchise n’a rien d’automatique. « J’ai déjà vu plusieurs franchisés bien réussir dans leur premier établissement et échouer parce qu’ils n’avaient pas appris à en diriger deux, témoigne le spécialiste. Car il s’agit de savoir manager, non plus trois ou quatre salariés, mais dix ou davantage. Et donc déléguer et contrôler à distance, ce qui est très différent».

    Pourtant, selon le consultant, cela peut s’apprendre. Et c’est au franchiseur de vous préparer, de vous « transmettre ce savoir complémentaire », qui consiste non plus seulement à « faire » mais à « faire faire ». Y compris en vous orientant s’il le faut vers des structures externes, spécialisées dans la formation des dirigeants.

    Au passage, Sylvain Bartolomeu conseille aux candidats d’éviter les trop jeunes franchiseurs qui n’ont « mis en place qu’un seul établissement pilote et ne maîtrisent donc pas eux-mêmes la technique ». Car, comme la franchise, « la multifranchise doit avoir été testée avec succès » par la tête de réseau avant d’être proposée à des partenaires.